Avoir un chien peureux, pas facile

Un chien peureux, ce n’est pas un cadeau. Peu importe la situation, il est important de bien comprendre les émotions de notre chien.

Il n’est pas toujours facile de vivre au quotidien avec un chien qui ne s’adapte pas facilement à de  nouvelles choses et nouveaux environnements. On rêve tous du chien parfait, qui aime tout le monde, qui joue bien avec les autres chiens et qui suit toujours heureux. Malheureusement ce n’est pas toujours le cas.

 

D’où vient cette peur?

-Les expériences traumatiques, telles que le fait de passer du temps dans un refuge pour animaux, peuvent contribuer à la peur chronique ou à l’anxiété d’un animal domestique. Ce n’est nécessairement pas parce qu’ils ne sont pas bien traités à cet endroit. C’est plutôt le fait  d’être abandonné, de ne plus avoir de repère, les bruits, les jappements des autres animaux, le va-et-vient de personnes et de chiens. C’est merveilleux d’avoir des endroits où les chiens peuvent avoir une deuxième chance. Par contre, selon la raison de l’abandon, l’âge du chien et comment le tout s’est passé, il est possible que ça devienne un moment traumatique.

-La timidité extrême entraînant une anxiété ou une peur peut être un trait héréditaire. Il est prouvé que l’on peut transmettre de façon génétique l’anxiété ainsi que le manque de capacité d’adaptation de génération en génération. Malgré une socialisation adéquate, une rééducation, il est possible de ne pas réussir avec certains chiens. Dans des situations comme celles-ci, il est important de comprendre les limites de notre chien et de lui permettre de vivre selon ses capacités.

-Un manque de connaissances de la part de l’éleveur. Les connaissances en bas âge, pour avoir des chiots mentalement bien développés, sont très importantes. La période 0-5 semaines est primordiale. Est-ce que les chiots ont été manipulés de façon adéquate (pas trop, juste assez au bon moment)? Est-ce qu’ils ont eu des moments de repos? Est-ce qu’ils ont eu des périodes de jeux et d’éveil? Est-ce qu’ils ont vu des endroits différents, entendu des bruits de l’extérieur? On doit faire attention aux élevages où les chiens sont dans une bâtisse et ne sortent pas, dans une cave ou une grange. Est-ce que les besoins primaires des chiots ont été comblés? Voilà d’où peuvent aussi provenir certains troubles de comportement.

-Un manque de connaissances de la part du nouveau maître. Si le choix de l’éleveur a été bien fait, il est encore une fois important d’avoir les bonnes connaissances pour bien éduquer notre chien. La période où le chiot est en apprentissage, il faut bien reconnaître son langage.  Est-ce qu’il se sent bien?  Est-il en sécurité? Est-ce qu’il aime ça? Beaucoup de gens font trop rapidement des activités avec un chiot timide sans bien les comprendre et peuvent créer un traumatisme. Chaque chien a son rythme d’apprentissage et ses limites personnelles. La façon de gérer une situation stressante peut rendre les réponses futures de votre animal de compagnie meilleures ou pires. Par exemple, si votre animal craint les bruits forts et que vous le laissez au loin pendant un spectacle, la façon dont vous allez le gérer sera primordiale dans son apprentissage. Si le chien est bien compris, il ne développera pas des réflexes de défense intenses.

 

Signes principaux de peur intense :

* Pupilles dilatées, transpiration, salivation

*Augmentation de la fréquence cardiaque, de la tension artérielle et de la respiration

*Hyper vigilance, mouvements répétitifs

*Uriner ou déféquer, vider les glandes anales

*Ne mange pas

*Se cache, position corporelle (queue, poil redressé)

*Grognement, vocalisation, montrer les dents, etc.

 

La phobie existe chez le chien aussi.

Par exemple la phobie des orages, des bruits forts, des voitures, d’être laissé seul. Il est important de vite consulter un comportementaliste canin afin de vous aider à gérer la situation.

L’anxiété chronique aussi est un trouble de plus en plus fréquent qu’on ne doit pas prendre à la légère. Si le niveau d’anxiété n’est pas trop fort on peut gérer avec de l’entraînement (désensibilisation/contre-conditionnement/association positive), des techniques naturelles (t-touch/produits naturels/massage/acupuncture) et une thérapie comportementale (façon d’agir avec notre chien pour réduire le transfert d’émotion).

Sinon l’option de la médication peut aussi être un bon coup de main afin que le chien puisse se sentir mieux et s’améliorer plus rapidement. Ce n’est pas dans tous les cas que c’est l’idéal. Par contre l’utilisation peut être très bénéfique et permettre une amélioration plus rapide.  (Toujours être suivi par un comportementaliste et Vétérinaire).

La médication seule ne règle pas tout mais atténue et aide le chien à se réhabiliter.

Le temps, la patience, allez chercher des ressources compétentes sont les outils pour y arriver. Chaque chien est différent et possède sa propre histoire.

Consulter des professionnels du métier, c’est de donner les meilleures chances à son chien.   

Posté le 30 mai 2017 dans Bien-être

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À propos de l'auteure

Depuis 2002, Marie Josée est en formation continue au sujet de tout ce qui touche les chiens et chevaux. Elle compile les formations, séminaire et diplômes, compétitions, stage et championnats. Elle excelle dans son domaine et adore son travail. C'est avec enthousiasme qu'elle répondra à vos besoins en offrant un coaching privé ou de groupe avec vous et votre animal, chien ou cheval.

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